jeudi 27 septembre 2018

Déclaration de la délégation UNSA adressée à Laurent MIGNON lors du Comité stratégique du 26 septembre 2018


Ce comité stratégique, convoqué dans le cadre de la reprise par BPCE SA de certaines filiales de Natixis exerçant des activités spécialisées (affacturage, cautions et garantie, crédit-bail, crédit conso, titres), nous donne l’occasion de vous interpeler sur la stratégie du groupe dont on peut dire qu’elle parait pour le moins opaque.

Le groupe s’engage dans une opération qui semble prendre le contrepied de ce qui s’est fait jusqu’à présent. Depuis plusieurs années nous constatons l’externalisation de métiers de BPCE SA au profit de Natixis or aujourd’hui vous faites volte-face sans que nous ayons une véritable lisibilité sur les éléments de contexte qui justifient à nos yeux ce revirement stratégique.  

Pour NATIXIS l’intérêt  de cette opération se situe au niveau de l’amélioration de son ratio CET1 porté ainsi à 11 %, l’allégement de son bilan (14 milliards d’euros d’actifs pondérés du risque seront déconsolidés dans ses comptes). Il n’y a pas création de valeur et ce que Natixis économise en termes de ratio, d’autres devront le porter. BPCE SA, non côtée, n’a d’autre recours que de demander aux maisons mère, BP et CE, de remonter des fonds propres pour satisfaire aux ratios.

Et ce d’autant que ce dossier est concomitant à celui de l’extinction du CFF avec le transfert d’activités et de charges inhérentes, sans aucune garantie de voir une contrepartie à la hauteur en terme de PNB.

 Que dire du manque de respect à l'égard de vos salariés qui apprennent brutalement ce projet au travers d’un simple mail transmis à 18h à l’ensemble du périmètre intégré sans aucune autre communication à destination des 2700 salariés concernés ?

Concernant les aspects sociaux, les pertes potentielles constatées ces derniers jours par le comparatif statutaire montre plusieurs milliers d’Euros qui seront dans la balance des négociations.

Nous revendiquons que les salariés ne perdent pas 1 seul € dans cette opération. Monsieur MIGNON, appliquez aux salariés ce que vous vous êtes appliqué à vous-même. Vous ne vouliez pas perdre de pouvoir d’achat lors de votre mobilité de Natixis vers BPCE, les salariés non plus !

Face aux incertitudes, voire à l’inquiétude que génère cette opération, la délégation UNSA est en attente de clarification de votre part sur cette nouvelle stratégie développée au sein du Groupe ainsi qu’un engagement du Directoire de BPCE sur le maintien du statut et du pouvoir d’achat de l’ensemble des salariés concernés.

mercredi 26 septembre 2018

Nos nouveaux collègues

Les salariés de l'activité Eurotitres situés à Caen, qui seront bientôt des salariés de BPCE sa, se sont fortement mobilisés aujourd'hui, comme vous pouvez le voir sur la photo, pour discuter en assemblée générale des conséquences sociales du projet de transfert.






Pour eux, qui sont majoritairement des techniciens avec des salaires qui n'ont rien de commun avec ceux des 92% de cadres de BPCE sa, les sujets d'inquiétude sont nombreux, en particulier :
- leur PEE avec un taux d'abondement de 300 % ;
- la prise en charge des frais de garde d'enfant qui peut atteindre 1.920 € par an ;
- des chèques vacances (gérés par le CE Natixis mais payés par l'employeur) à hauteur de 520 € par enfant.
Et la liste ne s'arrête pas là...



L'UNSA BPCE suit attentivement l'évolution du dossier, en laison avec les élus UNSA de CAEN (qui représentent environ 50% des salariés). Tout sera mis en oeuvre pour que la transition se fasse dans les meilleures conditions pour l'ensemble des salariés.



samedi 22 septembre 2018

mardi 18 septembre 2018

Prélèvement de l'information à la source

Vous en avez assez de découvrir dans la presse ce que vous devriez  apprendre de votre hiérarchie ?


Nous avons la solution : cliquez sur le lien ci-dessous et vous découvrirez les informations communiquées par BPCE à la presse !


https://newsroom.groupebpce.fr/

lundi 17 septembre 2018

Virage à 180 degrés pour BPCE !

Ce matin, en Comité d'entreprise, Laurent Mignon a présenté les grandes lignes de son projet d'acquisition par BPCE de plusieurs filiales de Natixis.

Il peut sembler étonnant qu'à ce jour, il n'ait pas communiqué sur le sujet auprès des salariés de BPCE, préférant mettre en avant (via Yammer) le partenariat signé en vue des JO 2024. Mais peut-être le lui aurions nous reproché s'il l'avait fait avant la présentation au CE, au motif qu'il n'aurait pas respecté l'instance...

Ce que nous pouvons vous dire à ce jour de ce projet :

- les quatre filiales ( Natixis Lease, Natixis Financement, Natixis Factor et CEGC) seront demain des filiales de BPCE ;

- l'activité d'eurotitres (qui n'est pas une filiale) sera transférée à BPCE et les salariés concernés seront demain des salariés de BPCE ;

- certains salariés des filiales (Secrétariat Général, informatique...) seront eux aussi transférés à BPCE.

Il s'agit pour BPCE d'un véritable tournant. Il faut se souvenir des transferts en sens inverse de certaines activités de BPCE vers Natixis, ces dernières années, qui avaient fait craindre que Natixis absorbe totalement certains métiers, notamment ceux de BPA.
Ce projet marque un tournant à 180 degrés et BPCE est désormais clairement positionnée comme pilote de filiales opérationnelles. BPA pourrait donc s'en trouver renforcée.

Pour autant, on évitera de se réjouir trop vite de cette évolution. Le transfert de plusieurs centaines de salariés (en plus de ceux de BPCEI et du Crédit Foncier) vers BPCE ne sera pas sans impact. Pas sur les locaux, car ces salariés devraient restert pour la plupart sur leurs sites actuels (comme c'était déjà le cas dans le périmètre de Natixis). Mais la confrontation de leur socle social et du nôtre mènera inévitablement à des évolutions dans les mois qui viennent de certains accords de lerurs entreprises et peut-être de la nôtre.

Il faut aussi penser à nos 2600  collègues concernés par ce projet, qui ont découvert tout cela via un message outlook envoyé mercredi dernier à 18h, ce qui est un procédé pour le moins brutal. Il serait étonnant que cela reste sans suite...

A suivre, donc. Prochaine étape : début octobre, début de la consultation officielle du Comité d'entreprise.











mercredi 12 septembre 2018

Avoir le pied marin...

Certain(e)s d'entre vous l'auront peut-être vu sur des sites internet d'information, dans la presse... et peut-être qu'au moment où vous lirez ces lignes, Laurent Mignon aura communiqué auprès de l'ensemble des salariés de BPCE.
Mais au cas où... vous trouverez ci-dessous le message de François Riahi aux collaborateurs de Natixis.

A ce stade, il est évidemment trop tôt pour tirer des conclusions (même si certains ne s'en priveront pas !) quant aux conséquences pour VOUS de cette reconfiguration du groupe. L'UNSA BPCE s'intéresse aux faits, pas aux fantasmes ni aux spéculations. Il ne servirait à rien dans les circonstances actuelles de s'agiter inutilement, même s'il convient de rester extrêmement vigilants.

Dès lundi 17 septembre, une réunion exceptionnelle du Comité d'entreprise de BPCE aura lieu. Laurent Mignon y présentera son projet. D'autres réunions du même type sont prévues dans les autres entités du groupe concernées. Et ce n'est que le début du processus.

Décidément, avec la transformation digitale, avec l'intégration des activités du Crédit Foncier (sans parler de BPCE International) et maintenant ce nouveau projet... mieux vaut avoir le pied marin (pour ne pas parler de ce terme galvaudé d'agilité) en ce moment pour continuer à garder le cap au quotidien, quelle que soit la direction à laquelle on appartient !

Nous vous tiendrons bien évidemment informé(e)s de l'évolution de ce dossier, comme des autres, ici sur ce blog et en temps réel.


Bonsoir à toutes et à tous,
 

Le conseil de surveillance du Groupe BPCE et le conseil d’administration de Natixis ont approuvé ce jour le projet de cession à BPCE SA, des métiers d’affacturage, de cautions & garanties, de crédit-bail, de crédit à la consommation et de titres de Natixis. Ce projet, soumis à la validation de nos autorités de contrôle, fera naturellement l’objet d’un processus d’information-consultation des instances représentatives du personnel.

Le projet prévoit que les équipes de Natixis Factor, CEGC, Natixis Lease, Natixis Financement, et Eurotitres rejoignent BPCE SA d’ici la fin du premier trimestre 2019. Les collaborateurs du secrétariat général du pôle Services Financiers Spécialisés (SFS) et ceux de la DSI dont l’activité quotidienne est aujourd’hui dédiée à ces métiers rejoindraient également BPCE SA.

Ce projet ouvrirait une nouvelle étape dans l’histoire de Natixis et de notre groupe.


Depuis la création de notre entreprise en 2006, les synergies entre les réseaux des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires ont été portées par Natixis. Nos métiers de Services Financiers Spécialisés ont pleinement joué ce rôle. Ils ont fortement contribué à la création et à la croissance du Groupe BPCE. Désormais, il s’agit d’aller plus loin en permettant à ces activités de poursuivre leur transformation et leur croissance dans un contexte de digitalisation des usages et d’unification du marché bancaire européen.

Avec ce projet, Natixis demeurerait pleinement intégré au sein du Groupe BPCE en s’appuyant sur ses quatre grands métiers - la Gestion d’actifs et de fortune, la Banque de Grande Clientèle, les Assurances et les Paiements -  tous fondés sur des expertises différentes de celles de la banque de proximité, mais aussi tous, à des degrés divers, au service des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne et de leurs clients. D’ailleurs, les trois quarts des synergies identifiées avec les réseaux dans le cadre du plan New Dimension resteront à réaliser sur ces quatre métiers. 

Ce projet va accroître la force de frappe du Groupe BPCE en banque de proximité, conformément à l’impulsion souhaitée par Laurent Mignon : BPCE SA verra ses missions élargies à des fonctions de pilotage opérationnel, en proximité plus étroite avec les clients des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne.

Ce projet de cession constitue également une opportunité de croissance et de développement pour Natixis puisque le groupe, en réaffirmant son soutien à notre développement dans nos métiers « asset-light », nous permet de porter notre capacité d’acquisition au cours du plan New Dimension de 1 Md d’€ à 2,5 Mds d’€. Ce soutien exprime parfaitement la complète intégration de la stratégie de Natixis au sein de celle du Groupe BPCE.

Enfin, pour chaque collaboratrice et chaque collaborateur de SFS, le projet envisagé sera l’occasion, au sein de BPCE SA, de poursuivre le développement et la transformation de son métier. Qu’il me soit permis de remercier toutes les équipes de SFS pour leur engagement et leur contribution aux succès de Natixis ces dix dernières années. Je suis convaincu que ce projet - qui est un projet de développement pour les métiers concernés - sera de la même manière tout autant couronné de succès pour notre groupe.

Sur le plan financier, l’opération envisagée sera mise en œuvre en conservant une stricte discipline. Tout en poursuivant notre gestion rigoureuse du capital, nous serions en effet en capacité de verser aux actionnaires de Natixis un dividende exceptionnel pouvant s’élever à 1,5 Md d’€ et d’atteindre un ratio CET1 de 11%, en avance de phase par rapport à nos objectifs 2020. L’opération rendrait également notre structure de bilan plus mobile.

Je suis pleinement déterminé à faire de ce projet une réussite pour les réseaux du groupe, pour les métiers de Natixis, pour les équipes concernées par le projet. La consultation des instances représentatives du personnel s’engagera dans les prochains jours et sera l’occasion d’un dialogue approfondi sur toutes les dimensions du projet.

Je suis convaincu que ce projet s’inscrit dans la lignée des opérations internes au groupe qui ont permis à Natixis de se développer depuis 2009 : la garantie apportée par BPCE à la GAPC en 2009, la cession des CCI en 2013, l’acquisition par Natixis des activités de BPCE en matière d’assurances en 2014 ou de paiements plus récemment. Toutes ces opérations ont été gagnantes pour le Groupe et gagnantes pour Natixis. Il en ira de même pour l’opération que nous envisageons aujourd’hui.

Avec ce projet, le groupe démontre une fois de plus qu’il sait adapter son organisation et ses modes de fonctionnement à chaque fois que c’est nécessaire pour atteindre nos ambitieux objectifs.


Bien à vous,

François Riahi


Directeur général de Natixis






vendredi 7 septembre 2018

C'est la rentrée des tracts !


On sait où on va… ou pas ?

 

Voilà quatre mois, déjà, que BPCE a changé de dirigeant. Mais quel est le nouveau cap ? Mystère… Si on peut déjà pressentir que des choses ont changé, encore faudrait-il que cela soit exposé clairement, afin que les salariés de BPCE sachent à quoi s’en tenir.

Un nouveau directoire, ou pas ?

La démission de François Pérol et la nomination de Laurent Mignon remontent  au 26 avril. Mai, Juin, Juillet, Août : cela fait donc quatre mois que BPCE SA et le Groupe vivent dans l’incertitude et dans  l’attente de la désignation – ou pas – de nouveaux membres du directoire. Comme toujours dans ces cas-là, des noms circulent, certains sont persuadés de détenir la vérité, d’autres s’amusent  à faire courir des rumeurs juste pour le plaisir… et pendant ce temps, plus aucun dossier n’avance faute de directives et de perspective de long terme, on se contente de gérer les affaires courantes…

Digital ou pas ?

Des recrutements externes à des tarifs indécents,  des prestataires en-veux-tu-en-voilà, des budgets illimités, une néo-banque achetée à prix d’or en Allemagne… et puis d’un coup, plus rien.  Les contrats des prestataires ne sont pas renouvelés, on apprend que Fidor s’avère être un très mauvais investissement  dont le coût n’a cessé d’augmenter depuis son acquisition (et cela risque de continuer… à moins que cela se termine beaucoup plus vite que prévu).  Plus généralement, où en est-on aujourd’hui avec le digital ? Les offres clients et réseaux tardent à venir, les saisons prennent du retard (sans que cela soit lié au dérèglement climatique…) et les Banques et les Caisses s’impatientent et s’agacent. Et surtout, les collaborateurs du digital s’interrogent sur leur choix de carrière. Ceux qui avaient cru intégrer une voie royale se demandent aujourd’hui s’il ne s’agit pas d’une voie de garage.

 

Des négociations, ou pas ?

BPCE ne dispose toujours pas d’un dispositif de dons de jours de congés, ni d’un accord handicap. Le télétravail reste une « arlésienne » pour l’immense majorité des salariés et l’accord GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) dont on entend parler depuis plus d’un an en est toujours au même point, ou presque. D’ici la fin de l’année, il faudra impérativement négocier un accord sur l’égalité professionnelle et d’ici juin 2019,  un nouvel accord d’intéressement, et  en même temps ou presque, un accord électoral en vue des prochaines élections professionnelles qui constitueront le CSE (Comité Social et Economique) en remplacement du Comité d’entreprise, du CHSCT et des délégués du personnel ! Mais pour l’instant, rien n’avance.

 

Des nouveaux locaux, ou pas ?

Voilà des mois qu’a été lancé le projet NET (Nouveaux Espaces de Travail), qui consiste à rénover  une grande partie du bâtiment Avant-Seine,  afin notamment de le relooker aux nouvelles normes  de la mode « startup » et de faciliter la « transformation » de l’entreprise…  Malheureusement, un de nos dirigeants a malencontreusement  laissé entendre qu’un déménagement pourrait être à l’ordre du jour pour 2021. Quid du projet NET dans ce contexte ? Va-t-on poursuivre et rénover le bâtiment à fonds perdus  pour le bénéfice du prochain locataire ? Va-t-on interrompre le projet dans l’attente d’une décision définitive ? A ce stade, comme pour les autres sujets évoqués ci-dessus, nous restons dans le flou.

 

Le plan stratégique 2020 a été présenté à l’ensemble de la communauté financière et il est difficile aujourd’hui de le renier. Mais chacun sait que ce plan était celui de François Pérol  plus que celui des Banques et des Caisses.  On a du mal à croire que Laurent MIGNON se contentera  d’être un simple « exécutant » de ce plan. L’accueil de dizaines de collaborateurs venus du Crédit Foncier et de BPCE International soulève également de nombreuses inquiétudes.  Les salariés de BPCE SA veulent des éclaircissements  et des réponses aux questions évoquées ci-dessus. L’UNSA BPCE  demande donc à Laurent MIGNON de se prononcer rapidement et explicitement sur les orientations concernant le groupe et BPCE SA pour les années à venir.

 

 Le bureau UNSA BPCE