mardi 30 octobre 2018

Boycott de Diapason : c'est reparti comme en (20)14 !

Tract du 29 octobre 2018
DIAPASON : BOYCOTT 

Prochainement, la direction va lancer une nouvelle enquête Diapason. Certain(e)s d’entre vous s’en souviennent sans doute, nous avions lancé en 2014 un premier mot d’ordre de boycott, qui avait été très largement suivi. En 2016, nous avions laissé l’enquête se dérouler normalement, espérant que la nouvelle DRH jouerait le jeu. Deux ans après, hélas, le constat est affligeant. 


Diapason et autres enquêtes : opacité totale
En 2016, la direction a communiqué le strict minimum concernant les résultats de l’enquête : quelques indicateurs (ceux qui l’arrangeaient), au global pour BPCE, sans jamais entrer dans le détail. Mais quid des plans d’actions des directions de BPCE, de leur mise en œuvre et de leurs effets ? Néant.
A plusieurs reprises, lors de réorganisations importantes (et il y en a eu !), l’UNSA BPCE a demandé que les conclusions concernant  certaines directions soient communiquées, notamment dans le cadre du CHSCT. Réponse ? Néant.
Début 2018, dans le cadre de l’accord Qualité de Vie au Travail, le cabinet SPRIM a mené 40 entretiens individuels auprès de salariés de BPCE, sélectionnés pour être représentatifs.   Philippe BAILLY a indiqué en CHSCT que les retours sur les entretiens menés ont été excellents… mais a refusé, en dépit de demandes répétées,  que le cabinet présente les résultats !  Seraient-ils trop dérangeants ?


Des enquêtes pour surtout ne rien faire      
Voilà la direction prête à démarrer la quatrième édition de Diapason mais … pensez-vous que les précédentes ont changé quelque chose pour vous ? Vos avis ont-ils été entendus ? Vos conditions de travail sont-elles meilleures ? Et le télétravail, on en  parle ? En 2017, les réorganisations se sont enchaînées au nom de la « transformation digitale » et tout ça pour quoi : pour que la stratégie fasse un virage à 180 degrés et que de nouvelles réorganisations se profilent, dans le sillage des nominations au Comité Exécutif de BPCE ! Sans parler du projet NET et de l’aménagement d’immenses open spaces à la mode startup… comme si c’était cela que vous aviez réclamé au travers de vos réponses aux précédentes enquêtes ! La seule enquête qui pourrait s’avérer utile aujourd’hui porterait sur le RIE, dont le rapport qualité/prix semble décevoir un nombre grandissant de salariés.  Mais en aurions-nous les résultats ?

Rétention d’information : la nouvelle culture d’entreprise depuis 2 ans
Tout ceci ne fait qu’illustrer une pratique malheureusement généralisée depuis deux ans : la rétention d’information. Cela ne se limite pas aux enquêtes, car cela touche aussi les travaux réalisés par les experts missionnés par le Comité d’entreprise dans le cadre des consultations légales (comptes de BPCE, orientations stratégiques). Tous les moyens sont bons pour la direction, qui utilise tous les prétextes (nouveau système d’information, nouvelle réglementation RGPD, envoi de fichiers le vendredi soir…) pour retarder et entraver le travail des experts en leur  livrant le moins de données possible. Et cela s’applique également au dossier Smith (transfert des activités SFS de Natixis à BPCE), pour lequel la direction semble bien décidée à lâcher un minimum d’informations dans le cadre de la consultation du Comité d’entreprise (même si elle a accepté de prendre à sa charge le coût de l’expertise).

Diapason : à vous de donner le « la » à la direction !
Cette enquête, lancée dans toutes les entités du groupe, est l’occasion pour vous de faire passer un message, de faire savoir votre mécontentement… tout simplement, en ne faisant rien et de manière parfaitement anonyme !


Stop aux faux-semblants.  L’UNSA BPCE demande, préalablement à toute nouvelle enquête, que les résultats des précédentes, de même que les plans d’actions mis en place et leurs résultats, soient communiqués dans leur intégralité aux représentants du personnel.  L’UNSA BPCE demande que les représentants du personnel soient également associés en amont à toute nouvelle enquête. 


 

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