lundi 1 octobre 2018

Déclaration unanime des membres du CE (réunion du 1er octobre)


Le Comité d’entreprise a pris connaissance du projet d’acquisition de quatre filiales et du transfert d’activités appartenant au périmètre SFS de Natixis.

Il s’agit d’une opération d’une ampleur sans précédent pour BPCE SA depuis sa création en 2009, autant par le nombre de salariés concernés(2700) que par le revirement stratégique qu’elle marque.

L’absence de communication de la direction, sur cette opération, apparaît donc comme très étonnante et dommageable à  l’égard des salariés. D’autant que les impacts, aussi bien au niveau des organisations et des métiers qu’au niveau social, seront importants.

Avant toute analyse du projet présenté, les membres du Comité d’entreprise demandent à la direction si elle confirme l’information révélée par le magazine Challenges, selon laquelle BPCE aurait confié à Rothschild un mandat pour se faire conseiller sur cette opération et si oui, quel est le montant facturé par Rothschild à ce titre.

Egalement, les membres du Comité d’entreprise demandent à la direction si le déontologue de BPCE a été consulté sur ce mandat accordé à Rothschild et si oui, quel a été son avis sur la question, compte tenu de la récente arrivée chez Rothschild de notre ancien dirigeant, François Pérol ? Si non, la direction compte-t-elle le faire ?

Les opérations d’une telle ampleur génèrent de nombreuses rumeurs, qui ne font que refléter les inquiétudes qu’elles génèrent chez les salariés. Certaines peuvent être sans fondement, d’autres pas. Il peut être question de cession de Natixis à terme, de fusions de certaines filiales incluses dans l’opération avec BPCE SA ou de plans sociaux (quel que soit le nom qu’on leur donne)…

Le Comité d’entreprise demande donc à la direction de prendre auprès des salariés, pas seulement des instances, des engagements clairs sur un certain nombre de principes simples : préservation des emplois  et  du socle social au sens large : les salariés des filiales, les salariés transférés et ceux de BPCE ne devront pas perdre  un euro en avec cette opération, au global, de la même manière que Laurent Mignon n’a rien perdu en passant de Natixis à BPCE.   Mieux, cette opération pourrait être l’occasion de faire un progresser un socle social qui, pour BPCE Sa, est à l’arrêt depuis plusieurs années.  Ces principes devront s’appliquer également  aux activités sociales et culturelles.

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