jeudi 11 octobre 2018

Natixis prêt à s'offrir Ingenico ? Le voilà, le projet Wesson !

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/paiement-natixis-pret-a-s-offrir-ingenico-pour-plus-de-4-milliards-d-euros-793557.html#xtor=AL-13


Que nous disait Laurent Mignon, dans son récent message ?  Que le projet "Smith" était motivé par "la recherche d’une plus grande efficacité par le rapprochement des métiers de banque de proximité, dont le développement est, comme vous le savez, un objectif stratégique majeur. Elle nous permettra de mieux servir nos clients en nous adaptant plus rapidement aux nouveaux usages, notamment digitaux, et de faire progresser encore la qualité de nos offres".

La crédibilité de ce discours aura donc tenu trois jours...


La réalité, c'est qu'il fallait trouver les moyens de financer une alliance avec une entreprise pesant environ 4 milliards d'euros en bourse !


Résultat, l'action Ingenico s'envole et l'action Natixis... chute.

Explication selon La Tribune :  "le marché s'inquiète que le groupe se retrouve à surpayer un actif dans un secteur en pleine concentration. Au printemps, Atos (Worldline) lui a soufflé le suisse Six Payment, pour 2,3 milliards d'euros."

Il faut dire que l'actualité récente (Crédit Foncier, Fidor) montre à quel point nos dirigeants, quels qu'ils soient, savent repérer les "pépites" dans lesquelles investir et nous ont habitué à les surpayer... Et l'histoire semble se répéter : l'achat de Fidor s'était lui aussi fait dans l'urgence, juste après que le Crédit Mutuel ait soufflé à BPCE une Fintech qu'elle souhaitait acquérir !


On n'ose pas imaginer, à ce stade, quel sera le coût financier de cette opération. Ce qui est certain, en revanche, c'est que plusieurs milliers de salariés risquent de faire les frais de cette opération : ceux concernés par le projet Smith de transfert de Natixis vers BPCE des activités SFS, que nos dirigeants ont décidé de déplacer comme des pions, en urgence, pour trouver les fonds nécessaires.


Espérons que face à une opération portant sur une capitalisation boursière de 4 milliards d'euros, nos dirigeants ne discuteront pas lorsqu'il s'agira de négocier le nouveau socle social de ces salariés, sur quelques centaines d'euros de chèques vacances ou sur le pourcentage de l'abondement de leur PEE...




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