mardi 23 octobre 2018

Projet SFS : vers une situation de blocage ?


COMMUNICATION COMMUNE AUX UNSA
BPCE SA ET NATIXIS

Lundi 22 octobre a eu lieu la première réunion entre les directions et les organisations syndicales de BPCE SA et de Natixis SA, dont l'objet  était de définir un accord de méthode pour cadrer les négociations à venir.

Et ça démarre plutôt mal : en effet les directions BPCE SA et Natixis SA :

  • REFUSENT de s’engager sur le net social (salaire, variable, CE, gardes d’enfants, intéressement, etc.) et parlent plutôt d’équilibre « global » ;
  • REFUSENT de tenir des Assemblées Générales d’information aux salariés sur le temps de travail ;

·     REFUSENT de prendre le temps nécessaire à un dialogue social de qualité ;

  • REFUSENT des moyens supplémentaires aux négociateurs pour défendre au mieux les droits de tous les salariés concernés par ce projet, et notamment l’appui d’un expert pour les questions relatives à la mutuelle santé, la retraite et à la prévoyance. 

 
Seule avancée, pour les filiales SFS, les directions annoncent la création d’une commission de coordination chargée de préparer une réécriture homogène des accords du périmètre Natixis Intégrée.

 
Pour rappel, Laurent Mignon s’est engagé à plusieurs reprises à ce que « cette opération ne se fasse pas sur le dos des salariés ».

 
Ci-dessous la déclaration de l’UNSA lue en séance, et partagée par l’ensemble des syndicats.





Nous sommes à la première réunion de négociation dans le cadre du projet Smith qui va impacter 2700 personnes.

Force est de constater que la décision a été prise dans la précipitation sans en avoir mesuré tous les impacts sociaux, organisationnels et techniques. La dimension humaine a été complétement négligée. Nous assistons d’ailleurs à une forte mobilisation des salariés.


En termes de méthode, nous déplorons un démarrage laborieux avec un déficit de pilotage et de coordination RH.
Cela fait plus d’un mois que le projet a été annoncé et à part des déclarations de bonnes intentions, concrètement, rien n’a avancé, l’organisation et le calendrier de la négociation n’ont même pas été calés.

L’UNSA s’interroge sur le fait qu’aucun accord commun de méthode n’ait été proposé d’emblée aux Organisations Syndicales ce qui n’est pas prometteur d’un dialogue social de qualité.
Nous revendiquons que tous les salariés impactés par ce projet ne perdent pas un seul euro dans cette opération. Elle doit être aussi l’occasion d’améliorer le socle social.

L’aboutissement des négociations avant la finalisation du projet est souhaitable. Néanmoins, l’UNSA ne signera pas, dans la précipitation, un accord qui ne réponde pas aux attentes des salariés. Elle utilisera tous les moyens et délais légaux.







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